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Gérard Moreau réagit librement au rapport du comité de suivi de la refondation

February 22, 2017

Notre ami Gérard Moreau réagit avec sa liberté de ton habituelle au rapport du comité de suivi de la refondation:

 

"Le Comité de suivi de la refondation, mis en place par la loi initiée par Vincent PEILLON, était une initiative de bon aloi. Pratiqué dans de nombreux pays, ce suivi parlementaire, pour l'essentiel, semblait annoncer une évolution de fond en la matière : la nation s'assurant, par le truchement de ses représentants,  du bon déroulement des réformes votées par le parlement.

Le premier questionnement s'est fait jour lorsque le nom du président de cette instance a été rendu public. Le sieur Yves DURAND n'est pas un inconnu ; il est, entre autres, surtout repéré pour freiner des quatre fers dès qu'un projet de réforme pourrait secouer le paysage et avoir des conséquences électorales peu favorables à son camp.

En 2006, il a délibérément ignoré le travail  des fédérations du PS sur l'éducation pour s'en tenir à un projet dont la vacuité et l'absence de perspectives étaient  patents. En juillet 2012, lors de la grande concertation nationale,  il n'a eu de cesse de contenir les velléités de refondation de la formation des enseignants qui bousculaient l'ordre établi et avaient l'heur de déplaire aux syndicats.

Aujourd'hui, après un premier rapport très critique, pas toujours à tort, il se montre moins agressif, mais la " bête jacobine" pointe de nouveau son museau fumant. DURAND est de ceux qui préparent l'avenir en regardant dans le rétroviseur. Il exècre les  instances indépendantes et propose que le CSP et le CNESCO repassent sous la tutelle de la, ou du, ministre, en clair, sous la tutelle de la DGESCO, ce qui conduirait à un renforcement du " jacobinisme bureaucratique" du mammouth. On a connu plus révolutionnaire.

Le CSP n'a pas pu mener à bien dans les délais impartis la refonte des contenus, mais son président à hérité d'une situation particulièrement tendue et des multiples rivalités au sein d'une instance (démission d'Alain BOISSINOT) qui intègre des parlementaires. Ce coup de pied de l'âne est donc assez mal venu et je ne sache pas que "l'honorable député" soit omniscient en matière d'éducation.

Quant au CNESCO, il a surtout le don d'irriter un cacique politique qui supporte mal la personnalité de sa présidente Nathalie MONS. Pour le reste, les propos de l'apparatchik renvoie à la chanson de Guy BEART " le premier qui dit la vérité, il sera exécuté".

 Le CNESCO a secoué le paysage, proposé d'enrichir la vision très franco-française de la refondation, en faisant appel à des chercheurs étrangers qui sont venus témoigner des avancées et des réformes engagées dans  leur pays, des impasses, de l'importance majeure du temps, de la durée, de la continuité de l'action publique... Yves DURAND se vautre dans le travers bien connu des politiques gaulois, pas de salut hors du centralisme, il n'ajoute pas " démocratique", c'est déjà pris et très connoté.

Autonomie et liberté. Ils ignorent la forte attente qui se fait jour au sein du système, comme dans les entreprises, plus d'autonomie, d'initiatives, d'expérimentation, des relations fondées sur la confiance ... toutes attentes qui, si elles sont passées par profits et pertes, pourraient demain revenir en boomerang vers des parlementaires hors sol.

Pour être plus objectif, mais le sommes-nous jamais ? La partie consacrée aux ESPE, à la formation et aux  concours, qui reprend les observations du premier rapport est pertinente. L'université doit se consacrer aux disciplines académiques et les ESPE à la formation professionnelle et à l'exercice du métier, ce qui n'est pas une mince affaire.

Concernant les concours, il semble impératif, il n'y a jamais que des lustres qu'on le ressasse, d'en professionnaliser les épreuves comme cela est le cas dans la plupart des pays de l'OCDE. Maîtriser la littérature du XVIII e siècle, l'histoire de la haute Egypte ...est passionnant, est-ce le gage que le "savant" sera un bon pédagogue ? Hurlement des syndicats les plus réac qui laissent régulièrement leurs neurones au vestiaire !

On est en droit d'attendre que les élus pensent l'avenir autrement qu'en se référant aux années 50."

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